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6 janvier. A la radio, ce matin-là, Joël Collado annonce de la neige, partout ; je ne l'ai pas cru.
Mais lorsque j'ai ouvert les volets de la salle de bains...
Le soir, je vais chez Iris. Tant mieux ! Pas envie de ronronner. Jusque vers elle, ces petites routes de campagne dans la féérie glacée de la nuit seront mes chères aventures. Simple : à A..., à droite après le pont, s'engager dans la rue G. et tout au bout, tourner à gauche. Continuer jusqu'au panneau "Stop" et prendre encore à gauche. Arriver sur un nouveau pont puis tourner à gauche et continuer jusqu'au panneau de fin d'agglomération. Rouler pendant environ 2 kilomètres. Passer le lieu-dit "Les V..." si le panneau existe toujours... Prendre une route sur la droite vers B... le R... Continuer sur 200 mètres environ. Au panneau "Stop", continuer tout droit pendant environ deux kilomètres. La route grimpe. Trouver la cinquième maison sur la gauche ; elle est au bout d'un chemin dont deux cyprès indiquent l'entrée. On est alors dans la cour d'une ferme ; la petite maison d'Iris est au fond, à gauche.
Après moult savants demi-tours (mais j'aime me perdre. Se perdre permet presque toujours de se retrouver après), je débarque dans un nouveau monde, chaleureux et doré.
En ce lieu est une reine nomade et singulière. Sur son fourneau mijotent des mets de choix, simples et parfumés. Parfois, elle rajoute une bûche dans le ventre de la bête qui ronfle ; moi émue, je lui dis les hivers chez ma grand-mère, cette odeur inoubliée du bois qu'elle rentrait, mon bien-être fasciné dans la cuisine alors. Ma tristesse lorsque Mémère est passé au fuel. Ca vient de là, ma détestation du fuel.
Iris me dit le blé des terres d'ici d'où vient le pain qu'elle m'offre, sa famille artiste, Bruxelles, ses joies et ses tristesses aussi, sa vie qui va et qu'elle veut emmener ailleurs, plus loin où d'autres comme elle vivent et oeuvrent.
Elle partira, suivra la direction qu'elle se donnera.
Je m'égare deux fois encore, sur le chemin de boue gelée qui mène à un champs puis, sur la route du retour.
C'était une très belle journée.
Mon grand petit P.,
vous faites bien de ne pas à répondre à mon dernier maily-mélo, véritable pâté de tête pour qui n'aime pas se la prendre, hein !
En
revanche, si vous avez du temps à perdre le week-end prochain, j'ai la
chambre de mon fils à détapisser, et voyez-vous, je ne me sens pas de
faire cela toute seule.
Votre aide ne serait pas de refus (surtout dans les parties hautes).
Ce que j'aimerais avoir le bras long, parfois...
Être une guenon par intermittences.
En secret, j'envie la félicité des bonobos.
Mes respects,
Bibi
Dear Mrs X.
Les petits problèmes du *** sont les suivants…
Sur le sol, la gouttière dans laquelle courent les câbles électriques est très abimée. Monsieur Y. a pu le vérifier.
Un sixième PC utilisateur avait été demandé en fin d’année ; mais le cablâge électrique est à installer.
Le PC de gestion n’est pas équipé d’un logiciel anti-virus légal et satisfaisant.
De façon inexplicable pour mes neurones mais récurrente, les PC de consultation, chacun leur tour, ne se connectent plus au réseau informatique. Parfois, il me semble qu’ils sont animés d’une vie propre… Les utilisateurs en pâtissent et là, j’enrage.
Maâme X., afin de ne pas vous ennuyer tous les quatre matins parce là, vraiment il y aurait de l’abus vu que étant donné que vous avez bien d’autres choses à faire c’est pas le travail qui manque et c’est tant mieux, notez bien, il va vraiment falloir que je retienne parfaitement la procédure informatique que vous m’avez indiquée pour faire intervenir monsieur Z. ou son bel ami blond, pourtant Dieu sait combien que je préfère les bruns…
Enfin un graveur pour mon PC ainsi que des enceintes de qualité (il y en existe de tout à fait abordables) ne seraient pas de refus J. Les enceintes sont même indispensables au bon déroulement des projections qui seront organisées au *** pendant la semaine schklong.
Have a good afternoon,
Mrs. Bibi
Un blog, réjouissant :
deambulations.hautetfort.com/archive/2008/11/01/5-chansons-qui-me-definissent.html
Emily Jane White, à écouter, ici :
www.myspace.com/emilyjanewhite
et là :
Et toujours :
herosduquotidien.viabloga.com/
Et encore :
http://fastportrait.canalblog.com/
Baisers,
Bibi
Avec les lettres du mot "éblouir", on pourrait inventer d'autres mots.
- "Oublier" ?
Ce mot n'existe pas dans ma langue.
"Mais, fait essentiel, mon esprit s'était calmé et j'avais été le témoin d'une splendeur apaisante bien qu'entièrement impersonnelle. J'avais enfin compris une idée à laquelle je crois toujours : l'art se trouve au coeur de notre être le plus intime et il fait partie de la nature des choses aussi sûrement qu'un arbre, un lac, un nuage. Quand nous l'ignorons, même en tant que spectateurs, nous en sommes diminués pendant tout notre bref séjour terrestre."
~ Jim Harrison - "La route du retour"
" A mi-chemin, nous avons fait halte dans notre plus grand champ et Smith a observé le ciel, d'un gris lugubre et uniforme, mais beaucoup plus brillant que l'ardoise. Smith me demanda si j'avais déjà remarqué que le ciel était "une immense pâture de lumière" ; je lui répondis que non, mais que c'était certainement une définition étonnante.
"Eh bien, c'est ce qu'il est", répondit-il"
~ Jim Harrison - "La route du retour"
On quittera toujours la mer
On quittera toujours la mer à reculons
c'est toujours le même regret
c'est la même lenteur debout
qui vous déchire d'avec le pays
chaque adieu vous retourne infiniment
chaque pas qu'on pose hors de l'eau
veut creuser jusqu'à l'eau encore
~ Ludovic Janvier - "La mer à boire"